Mort d’El Hacen Diarra dans un commissariat parisien
Dans la nuit du 14 au 15 janvier, El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, est contrôle violentemment par des policiers, face à son foyer de la rue Fernand Leger, à Paris. Quelques heures plus tard il meurt au commissariat du 20e arrondissement, où il avait été placé en garde à vue. Quelles sont les causes exactes de la mort de ce travailleur immigre ?
Une vidéo de l’interpellation, filmée par un voisin, a fait, deux jours plus tard, le tour des réseaux sociaux. Elle montre un policier ranger son tazer (qu’il a utilisé, dira-t-il, sur la cheville d’El Hacen Diarra) et un second policier sur son corps étendu au sol, en train de lui assener deux coups de poings. On peut l’entendre en train de crier « vous m’étranglez! » . Il est de toute évidence pris de panique, le policier criant par deux fois « calme toi ! » avant qu’arrive la voiture de police qui va les conduire au commissariat.
Dimanche 25 janvier, des milliers de personnes ont manifesté à Paris, en soutien à la famille Diarra, pour réclamer que toute la vérité soit faite sur les causes de la mort d’El Hacen Diarra. Était présent Soulé N’Gaide, adjoint au maire des Ulys, qui a répondu à nos questions. Vous entendrez également plusieurs intervenants qui ont pris publiquement la parole ce jour là. Élu communiste de la mairie du xxe, en charge du lien avec les foyers de travailleurs migrants, Ladji Sakho y était lui aussi et a accepté de nous retrouver deux semaines plus tard parler du jeune mauritanien, qu’il connaissait bien pour avoir vécu dans le même foyer. Le président des délégués du foyer Abderahmane Sylla s’est joint à lui pour nous parler d’El Hacen qui n’était autre que son voisin de chambre. Monsieur Sylla a été à l’initiative de l’organisation d’une nouvelle manifestation le 21 février dans les rues de Paris pour réclamer justice.
Télécharger le podcast

DIFFUSION sur la FM :
Lundi - vendredi : 4h -12h et 17h - 21h
Samedi : 16h - minuit
Dimanche : 00h - 14h et 22h - 4h